L’Institut National d’Éducation et de Formation des Jeunes Aveugles (INEFJA) du Sénégal a célébré samedi la journée internationale de l’hygiène menstruelle sous le thème : « Hygiène menstruelle et impact sur la santé et les droits des femmes et des filles handicapées ».
La célébration s’est déroulée en partenariat avec la Fondation Sénégal Solidaire, Plan International Sénégal et le ministère de l’Éducation nationale.
D’ailleurs, selon Plan International, une étude menée au Sénégal entre 2023 et 2025 montre que 45% des femmes manquent l’école pendant leurs règles. Seules deux filles sur dix respectent les pratiques d’hygiène recommandées.
La même étude révèle que 83% d’entre elles ne sont pas préparées à la survenue de leurs règles et plus de 55% ressentent de la honte dès le début de leurs menstrues.
« Ces chiffres persistent du fait du manque d’accès à des produits sûrs, abordables, respectueux de l’environnement, de l’insuffisance d’infrastructures d’assainissement adaptées et de la persistance des tabous et stigmatisations » a estimé Huguette Sossouhounto Sekpe, directrice des programmes et de l’influence à Plan Sénégal.
Des mesures s’imposent ainsi pour accompagner les filles en situation de handicap d’après la coordonnatrice de la cellule Genre et Équité au ministère de l’Éducation nationale.
« Pour les filles vivant avec un handicap, les défis sont souvent importants, c’est pourquoi, les préoccupations liées à l’hygiène menstruelle doivent être pleinement intégrées dans nos politiques éducatives, nos programmes de santé scolaire et nos mécanismes de protection », a déclaré Anna Sow.

