Accroitre l’édition de livres en langues nationales afin d’alphabétiser massivement les sénégalais, c’est ce que proposent des éditeurs.
Ces derniers intervenaient lors d’un débat organisé le weekend à l’occasion de l’anniversaire de la bibliothèque dakaroise « Teere ak Teranga ».
Un panel qui s’est tenu sous le thème : « l’édition en langues africaines : enjeux, défis et perspectives ».
Ces éditeurs appellent à privilégier les langues nationales dans la rédaction de livres et des textes, notamment au sein de l’administration publique, où « presque tout se fait en français », selon Ndeye Codou Fall Diop.
D’après, la directrice des Editions EJO, la « langue de Molière» « n’est pourtant pas la langue de communication de nombreux sénégalais ».
D’où l’importance de l’alphabétisation en langues nationales, indique l’éditeur et écrivain Mamadou Ndiaye.
Une idée également soutenue par l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS). Sa présidente, Aminata Fall Niang, estime que les textes relatifs aux droits et aux devoirs des citoyens, doivent être traduits dans les langues nationales.
Ces mêmes dialectes enseignés à davantage de personnes.
M.D

