« Oui, j’ai eu le Bac à 52 ans », proclame-t-il sur notre téléphone, d’un ton solennel.
Après avoir dépassé la cinquantaine, Mafatim Diaw, décroche donc son Baccalauréat au centre de l’Institut islamique supérieur de Louga.
« Nous rendons grâce à Dieu qui nous a donné la force de nous présenter à cet examen et de le réussir », s’est réjoui le candidat libre.
Né en 1972, Mafatim Diaw confie avoir interrompu son parcours scolaire à la fin des année 1990.
Après avoir travaillé dans une société commerciale, puis comme agent communautaire dans des centres de santé, il atterri en 2015 à l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), comme agent enquêteur.
Depuis maintenant 3 ans, Mafatim Diaw exerce dans la fonction publique, au service départemental de Commerce de Kébémer.
Toutefois, malgré ses activités professionnelles, l’ambition d’obtenir le Bac est restée intacte.
« Le travail m’a pris beaucoup de temps. Je m’étais déjà inscrit au baccalauréat sans pouvoir me présenter aux épreuves. L’année dernière j’ai décidé de reprendre mes études et cette année, Dieu a fait que j’obtienne le diplôme », raconte le bachelier de 52 ans.
Une réussite que magnifie beaucoup à Louga. Mohamed Diémé, président du jury 1661 installé l’institut islamique Al Hanafiya salue son parcours exemplaire.
« En cinq années de présidence de jury, c’est la première fois que je vois un candidat de cet âge réussir le baccalauréat. C’est un symbôle fort pour les jeunes qui, parfois, ne fournissent pas les efforts nécessaires pour réussir » dit-il.
Mafatim Diaw tient ainsi à lancer un message d’espoir à la jeunesse.
« Le bonheur est au bout de l’effort et le savoir est la base de tout », dit-il appelant les élèves à cultiver le goût de la lecture dès le primaire, à anticiper la préparation des examens et à respecter scrupuleusement les règles.
Portrait complet à suivre au REPÈRES MAGAZINE AOUT 2026.
M.D

