Le constat est effarant. A la limite, ahurissant. Alors qu’on nous promettait il y a une quinzaine d’années un Nouveau Type de Sénégalais (NTS), ce à quoi nous assistons aujourd’hui est tout le contraire. Une société de plus en plus enfoncée dans la voie de la perdition.
Le NTS, la pensée avait été portée à l’époque par une frange engagée de la société, en première ligne des rappeurs, dont quelques-uns avaient fréquenté les grandes universités du pays.
Des artistes qui faisaient du genre musical Rap l’arme pour tirer la sonnette d’alarme, face aux mœurs et valeurs qui commençaient à s’effondrer. La catégorie la plus visée par les messages délivrés : les jeunes, notamment évoluant dans les quartiers et villes populaires.
Toutefois, cette vision tant promue n’a eu que l’effet d’un pétard mouillé. Nous faisons face en cette année 2026, à une société affaissée, orpheline de vertus, condition essentielle à son développement socio-économique.
Inutile d’aller loin pour rechercher les facteurs. Le nœud du problème, il faut le trouver dès le bas-âge, là où sont censés être formés et instruits les plus jeunes : l’École.
Ne nous voilons pas la face. Certes, l’École a depuis la nuit des temps produit des cadres qui continuent à servir avec brio notre pays. Du primaire à l’université, c’est une formation de qualité qui s’illustre à travers les réalisations de compatriotes au Sénégal et ailleurs. Cependant, c’est dans cette même École, productrice de compétences, qu’est « diplômé » le Faux.
Tricherie, fraude au Bac et au BFEM, indiscipline, absentéisme, débauche, la liste est loin d’être exhaustive sur le spectacle qui se présente à nous. Un réseau « de tricheurs » tombé à la session 2026 du Bac, téléphones et AirPods saisis. Une dizaine de candidats au BFEM arrêtés, les épreuves partagées sur Tik Tok et Whatsapp. Plusieurs « comploteurs » traqués.
Oui « tolérance zéro ! » comme l’avait indiqué le ministère de l’Éducation nationale. Parce que ceux qui réussiront par passer par les mailles du filet, deviendrons demain, les faux médecins, policiers, gendarmes, douaniers, inspecteurs. Un pays de Faux où tout est parti de la tricherie.
Comme l’illustre le journaliste Moussa Kamara, : « la tricherie est abjecte. Ceux qui s’y adonnent ne peuvent être comme les autres. Ils plastronnent aujourd’hui dans des stations qu’ils ne méritent pas ».
Chapeau bas ! aux parents qui ont réussi leur mission. Encadrer et éduquer leurs enfants, jusqu’à qu’ils franchissent les portes du Mérite.
Par Moustapha Diakhité

![[Chronique] : Qu’est devenu le Nouveau Type de Sénégalais ?](https://reperesmagazine.com/wp-content/uploads/2026/07/nts.jpg)