“Soldats du préscolaire”, les animateurs polyvalents bénévoles sont au Sénégal des acteurs communautaires encadrant les jeunes enfants dans les cases dits “des tout- petits” et le préscolaire public. Des instituteurs qui encadrent souvent sans salaire fixe et évoluant dans des conditions précaires. Raison pour laquelle ils militent en faveur d’une régularisation pour un statut officiel stable, avec à la clé une formation et une insertion dans la fonction publique. Souhait qui tarde toutefois à être effectif.
Tout est parti de la création de l’Agence Nationale de la Case des Tout-Petits (ANCTP). L’institution a vu le jour le 2 juin 2004 suite à la signature du décret n°2004-669 du 2 juin 2004, abrogé plus tard et remplacé par le décret n°2010- 574 du 30 avril 2010, pour devenir l’Agence Nationale de la Petite Enfance de la Case des Tout-Petits (ANPECTP).
La structure a ainsi été instaurée pour prendre en charge les cases des tout-petits, les écoles maternelles publiques et les centres d’éveil ou garderies communautaires.
Elle repose sur une approche holistique et intégrée dans l’assistance des enfants de moins 6 ans.
L’idée de la Case des Tout Petits, émise par l’ancien Président Abdoulaye Wade, résulte d’une vision et d’un engagement pour changer la condition de la petite enfance au Sénégal qui était de 26,2% en 2005.
L’autre but visé était d’assurer la relève générationnelle, puisque la prise en charge de la Petite Enfance restait préoccupante, avec un taux brut de préscolaire de 2,7% et un taux de malnutrition de 19%.
Pour assurer le suivi des tout-petits et des enfants du préscolaire, l’État a fait appel à des animateurs polyvalents bénévoles. Ils ont été mis en place pour combler le déficit d’enseignants qualifiés et encadrer les enfants de 0 à 6 ans.
Ils ont pour mission de s’occuper du
développement des jeunes enfants dans les structures préscolaires (Cases des Tout-Petits).
En clair, ils jouent un rôle socio-éducatif, en assurant des missions d’éveil, de socialisation, d’éducation de base et de suivi psychomoteur des enfants, tout en participant à la vie communautaire des structures.
Toutefois, ces animateurs polyvalents forment dans des conditions précaires. Ils ne perçoivent pas de salaires fixes.
Ils sont nombreux les animateurs polyvalents bénévoles qui réclament depuis des années une formation professionnelle diplômante, de meilleures conditions d’exercice et une intégration dans la fonction publique.

![[Dossier] : Animateurs polyvalents : Ces soldats de la craie au secours de la petite enfance](https://reperesmagazine.com/wp-content/uploads/2026/10/PRESCOLAIRE.jpg)