Les autorités sénégalaises veulent offrir aux pensionnaires des Daaras les mêmes chances que ceux qui suivent l’enseignement général. C’est dans ce cadre que le gouvernement a lancé en 2013 un programme de modernisation des Daaras. Financé par la Banque islamique de développement, le projet vise la construction de 64 établissements coraniques à travers le pays.
Un autre programme est aussi mis en œuvre par l’Etat du Sénégal pour venir en appui aux Daaras. Il s’agit du Projet d’Appui à la Promotion des Daaras et à l’Insertion des Talibés. Il vise à moderniser les écoles coraniques (daaras) et à intégrer les jeunes apprenants (talibés) dans le système éducatif et socio-économique formel. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des talibés en matière de santé et de nutrition notamment et les doter de compétences professionnelles. A terme, des milliers de talibés vont être formés dans des métiers porteurs tels que l’électricité, la couture, l’agroalimentaire, la menuiserie, et l’automobile électrique.
Au-delà des réformes techniques, Ousmane Sonko a insisté sur la dimension symbolique de ce chantier : «L’enjeu est d’une portée civilisationnelle. Il ne s’agit pas seulement de réformer une institution, mais de réconcilier le Sénégal avec lui-même, en rendant à notre patrimoine éducatif ancestral la dignité et le rayonnement qu’il n’aurait jamais dû perdre.»
Le premier ministre prenait part aux assises des Daaras dont il a présidé la cérémonie de clôture. Ce processus, a-t-il souligné, consacre le repositionnement des daaras au cœur du référentiel de la Vision Sénégal 2050.

