La section SAES de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane alerte sur une « grave crise » que traverse cette institution.
Face à la presse lundi, la branche du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur de l’Un-Chk dénonce un manque criant d’infrastructures, doublé de difficultés liées à sa gouvernance.
« L’Un-Chk est engagée dans une trajectoire très préoccupante qui torpille sa stabilité, son fonctionnement et qui menace de compromettre l’avenir de plus de 60 000 étudiants », a déclaré Mouhamadou Lamine Sarr, le coordonnateur de l’organisation syndicale de l’université Cheikh Hamidou Kane.
Entre autres manquements listés, l’insuffisance de budget, le manque d’infrastructures, les retards dans la distribution des outils de travail pour les étudiants et dans l’agenda académique ainsi que les problèmes de connectivité.
La section SAES de l’Un-Chk interpelle ainsi l’Etat, le ministère de l’Enseignement Supérieur, la communauté universitaire ainsi que l’opinion publique sur « la gravité de la situation ».
Les étudiants orientés depuis octobre 2025 n’ont pas encore débuté les enseignements
Le syndicat se dit en outre indigné par un début tardif des enseignements pour l’année académique 2025 – 2026.
« La situation est aujourd’hui extrêmement préoccupante. A huit semaines des vacances académiques, l’université n’a pas encore démarré l’année 2025 – 2026. Les étudiants orientés depuis octobre 2025 n’ont pas encore débuté les enseignements », a révélé Mouhamadou Lamine Sarr.
Entre autres facteurs de cette situation, les retards dans la distribution des outils de travail.
La section SAES/Un-Chk demande ainsi à ses membres de maintenir la mobilisation pour défendre l’institution. Elle n’exclut pas de passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait pour améliorer la situation de l’université numérique.

