Aliou Diouf, secrétaire général du Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen Secondaire (CUSEMS), s’est exprimé sur les retards notés dans la mise en œuvre du protocole d’accord, signé le 16 avril dernier entre le gouvernement et le G7.
Plusieurs points tardent à être matérialisés, dont la régularisation des enseignants décisionnaires, le non-paiement des indemnités des examens ou encore la révision du système de rémunération.
« La nature de l’année scolaire 2026 – 2027 dépendra, en grande partie de l’attitude du gouvernement. Si celui-ci respecte pleinement les engagements contenus dans le protocole d’accord, le secteur de l’éducation pourra s’inscrire dans une dynamique durable de stabilité et de sérénité, propice à l’amélioration des enseignements et des apprentissages« , considère le responsable du CUSEMS, dans une interview accordée au quotidien national Le Soleil.
Aliou Diouf avertit toutefois, au cas où l’exécutif ne donne pas une suite favorable aux points retenus dans le protocole d’accord.
« Si le gouvernement ne matérialise pas les engagements pris, le climat social risque de se détériorer. Les organisations syndicales pourraient se voir contraintes de recourir à des mouvements de grève afin d’exiger l’application effective des accords signés« , indique-t-il.
Le secrétaire général du CUSEMS estime que la stabilité de la prochaine année scolaire repose sur le respect de la parole donnée et de la mise en œuvre diligente des engagements convenus entre les parties.

