Fary Ndao, élève en classe de Terminale S1 au Lycée Alboury Ndiaye de Linguère, est sorti Premier de son Centre à la session 2026 du baccalauréat. A seulement 18 ans, le jeune amoureux des sciences ambitionne d’approfondir ses études pour réaliser son rêve : devenir ingénieur.
Son nom est à jamais inscrit au panthéon du plus grand et ancien Lycée du département de Linguère, dans la région de Louga. Alors que ses compagnons de la même génération ont préféré pencher pour les Séries Littéraires, laissant en rade celles Scientifiques et Techniques dans le département, Fary Ndao brave « Le possible » : décrocher son Baccalauréat S1, au lycée Alboury Ndiaye, avec à la clé la mention « BIEN ».
A 18 bougies, le natif du village de Guénéne, à quelques kilomètres de Linguère, s’est très tôt intéressé aux matières scientifiques. « J’ai toujours été passionné de la science. Ce qui a boosté ma motivation c’est mon grand frère, ancien de l’École Polytechnique de Thiès. Actuellement il est ingénieur. A chaque fois, il me disait de me spécialiser dans les Séries Scientifiques. Il m’achetait des livres et des documents pour m’inciter à apprendre », raconte Fary Ndao.
Le Bac, l’enfant de Linguère l’a eu avec une moyenne de 14,33/20. Loin de s’en féliciter, il opte l’humilité. La tête sur les épaules. Conscient que le chantier reste encore vaste pour atteindre son objectif. « Certes, je m’attendais à avoir le Bac. Cela ne m’a pas vraiment surpris. Mes proches non plus. L’essentiel était de l’avoir avec la mention. La Série S1 n’a pas du tout été facile. Il a fallu beaucoup d’efforts », relate-t-il.
Le Bac en main, Fary se projette déjà. Cependant, pour lui, la meilleure option est de poursuivre ses études dans son pays. « Beaucoup me disent d’aller approfondir mes études à l’extérieur. Mais le mieux pour moi est de rester au Sénégal. Puisque j’ai eu à tenter des concours par le passé, je vais juste me préparer et en refaire. Je rêve d’intégrer l’École Polytechnique de Thiès pour sortir avec le diplôme d’ingénieur. J’ai la conviction que tout ce qui se fait à l’extérieur en termes de formation, peut aussi se faire à l’EPT », soutient-il.

« J’ai demandé au censeur de lui trouver un vélo pour faciliter ses déplacements… »
Au Lycée Alboury Ndiaye de Linguère, les performances de Fary Ndao sont sur toutes les langues. Tous ceux qui l’ont côtoyé voient en lui un élève studieux, travailleur et sérieux. « Fary Ndao est un élève qui travaille beaucoup. Je l’avais depuis l’année dernière en première S1. A chaque devoir, il s’en sortait avec des notes allant de 15 à 19/20. C’est un élève très sérieux », témoigne son professeur de Sciences Physiques Ousmane Diackou.
Fary Ndao, c’est aussi des efforts et de sacrifices acharnés, vu les conditions difficiles dans lesquelles il évoluait. Habitant du village de Guénéne, venir à l’école nécessitait de longs kilomètres de marche. Il a fallu l’intervention de ses encadreurs pour mieux soulager ses déplacements.
« Il est un passionné des cours. Même lors des cours de renforcement organisés le soir, il était toujours présent, malgré la distance longue entre son village et l’école. C’est pour cela qu’en début d’année j’ai demandé au censeur de lui trouver un vélo pour faciliter ses déplacements », confesse M. Diackou, qui dit s’engager à l’accompagner dans ses études supérieures.
Moustapha Diakhité

![[Portrait] BAC 2026 : Fary Ndao, le rêve ingénieux du Premier de son centre en Terminale S1](https://reperesmagazine.com/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-20-at-10.15.55.jpeg)
Un commentaire
Félicitation. A mon cousin Fary Ndao que d’autres succès s’en suivent