Le Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen Secondaire (CUSEMS) déplore « une place relativement importante« , accordée au secteur de l’éducation lors de la Déclaration de Politique Générale du premier ministre.
Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo s’est en effet exprimé mardi dernier, sur les infrastructures scolaires en cours de construction, le recrutement, la transformation numérique ou encore la réforme curriculaire, de même que l’intégration des daaras.
Toutefois, le secrétaire général du CUSEMS se questionne : « qu’en est-il des femmes et des hommes qui font fonctionner quotidiennement l’école ?« .
Selon Aliou Diouf, « la DPG semble relativement précise lorsqu’il s’agit de construire, recruter, connecter ou réformer. Elle l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit de répondre aux préoccupations des enseignants déjà en service. Or, une politique éducative ne peut être évaluée uniquement à l’aune du nombre de salles construites ou d’enseignants recrutés. La qualité d’une école dépend aussi de la situation matérielle, professionnelle et sociale de ceux qui y exercent« .
En clair, le mouvement syndical estime que les passages consacrés à l’éducation dans la DPG n’ont pas suffisamment touché les questions de fond. Notamment la rémunération, les indemnités, les conditions de travail, les carrière etc.
Des engagements qui avaient été pris en avril dernier et qui, jusque-là, restent au point mort, dénonce le CUSEMS.
« Le protocole du 16 avril 2026 ne peut être passé sous silence. Cette absence de réponses est d’autant plus préoccupante que le gouvernement a déjà pris des engagements précis avec les syndicats d’enseignants du G7 à travers le protocole d’accord du 16 avril 2026. Parmi ces engagements, figure un dossier central pour le mouvement syndical : la correction du système de rémunération des agents de l’État, notamment des enseignants« .
Le mouvement est ainsi catégorique.
Le gouvernement doit apporter des réponses concrètes entre autres, sur la correction du système de rémunération, la mise en œuvre effective du protocole d’accord du 16 avril 2026, la question des indemnités et de la formation et plus largement « la reconnaissance à sa juste valeur du rôle des enseignants dans la transformation de l’école sénégalaise« .

