Le gouvernement ambitionne de renforcer le système éducatif à travers la résorption des déficits en infrastructures, le recrutement d’enseignants et des réformes curriculaires.
Dans sa Déclaration de Politique Générale, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo prévoit la suppression des abris provisoires, la construction de 12 Lycées Nationaux d’Excellence pour l’Équité et la Qualité de l’Éducation (LYNAQE), 15 000 salles de classe connectées et 45 Espaces Numériques Ouverts (ENO).
« Le gouvernement prévoit également de finaliser les universités de Matam, du Sénégal oriental et du Sine-Saloum, ainsi que leurs résidences universitaires« , annonce le Premier ministre.
Al Aminou Mohamed Lo ajoute par ailleurs qu’un programme spécial de recrutement de 2.525 enseignants sera lancé au plus tard au quatrième trimestre 2026.
Une mesure qui vise à renforcer les effectifs d’enseignants mais aussi à accompagner l’amélioration des conditions d’apprentissage dans les établissements scolaires.
Le gouvernement compte, en outre, poursuivre la réforme curriculaire, avec un accent sur les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques, sans oublier le bilinguisme, l’introduction et la valorisation des langues nationales, de même que la transformation numérique de l’éducation.
L’introduction des daaras dans le système éducatif figure aussi parmi les orientations annoncées, de même que la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de l’Alimentation Scolaire.
« Ces mesures s’inscrivent dans une ambition plus large visant à faire de chaque investissement une occasion de formation, d’insertion professionnelle et de création de valeur« .
Abordant la question de l’Enseignement supérieur, le chef du gouvernement déclaré que l’exécutif prévoit de mettre en œuvre l’Agenda National de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI).
Cette réforme repose sur trois leviers :
- Redresser le système en le stabilisant,
- Impulser les réformes structurelles
- Accélérer les transformations à travers des leviers liés notamment à l’impact et à la souveraineté, a indiqué le Premier ministre.

