Les fortes pluies abattues sur l’ensemble du pays, plus particulièrement sur Dakar, la capitale, affectent le trafic routier, le commerce, les activités économiques et ont des incidences sur la croissance.
Elles ont conduit hélas au report de la rentrée scolaire au 12 octobre 2026, alors qu’elle était prévue le 07 octobre. Un communiqué du ministère de l’Éducation nationale apporte des précisions.
« Cette décision répond avant tout à un impératif de sécurité et de protection de nos enfants. Elle permettra également aux services compétents, aux collectivités territoriales et aux communautés de poursuivre les opérations de nettoyage, d’assainissement, de désinfection et de remise en état des établissements, tout en favorisant le rétablissement de meilleures conditions de circulation et de transport ».
« Sécurité et protection de nos enfants », absolument ! De bonnes conditions d’études requièrent avant tout un climat paisible et serein.
Toutefois, se lever au dernier moment pour préparer un événement aussi manifeste et solennel qu’est la rentrée scolaire est une vieille routine. Une pratique devenue coutumière. Et ce, depuis plusieurs années maintenant.
La rentrée scolaire, s’effectuant pendant l’hivernage, devrait faire l’objet d’une planification rigoureuse avec l’implication de l’ensemble des services concernés, d’autant plus que la planète vit des périodes troubles avec un dérèglement climatique sans précédent.
Assurer à nos plus de 4 millions d’élèves une rentrée réussie, nécessite un conseil interministériel dès la fermeture de l’école et non à deux semaines de son ouverture.
Les opérations de nettoyage, d’assainissement, de curage, de désinfection et de remise en état des établissements auraient dû se faire bien avant ces pluies diluviennes qui interviennent très souvent à partir de la mi-septembre.
Ce qui restera à faire n’est qu’un suivi, avec des associations populaires des quartiers.
Une mobilisation qui aurait pu s’effectuer même le plus facilement possible à Dakar, qui abrite les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) du 31 octobre au 13 novembre 2026.
L’anticipation, c’est aussi réfléchir sur un dispositif spécial pour assurer le transport des élèves. Des bus à l’école, c’est là une solution que le ministère de l’Éducation nationale devrait étudier, en synergie avec le ministère des Transports terrestres, les Collectivités territoriales, le ministère chargé de l’Assainissement, celui de l’Intérieur et les Inspections d’académie.
Préparer la rentrée n’est donc pas uniquement de prendre une batterie de mesures pour, entre autres, instaurer le dialogue avec les syndicats d’enseignants, assurer une disponibilité des tables-bancs, achever les écoles en construction.
C’est aussi et surtout étudier la pluviométrie, scruter le ciel et prévoir les risques d’inondations pour enfin mettre en place les dispositions idoines pour une rentrée sans couacs.
Bof ! Le “Ubbi Tey Jàng Tey” est dans l’eau !
Moustapha Diakhité

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