Elle s’appelle Hollywood University. Elle n’est pas en Californie. Elle est à Sacré-Cœur 3, à Dakar. Depuis 2007, elle forme les monteurs, graphistes, journalistes et réalisateurs qui font tourner les télés du continent. À sa tête, un homme qui ne ressemble à aucun autre promoteur d’école privée : Cheikh Tidiane Cissé.
Dans le paysage saturé des écoles de gestion, il a fait un saut dans le vide. En 2005, les chaînes privées explosent au Sénégal. TFM, 2STV, RDV cherchent des techniciens. Il n’y en a pas. Les écoles forment des comptables, des logisticiens à la pelle, mais pas des cadreurs. Cissé, technophile obsessionnel, et fou d’infographie, et de l’art qu’elle exige, comprend le décalage. Il crée SUN TECH3 Education. Pas pour faire une école de plus, mais pour boucher un trou béant dans l’offre nationale.
L’idée est simple et radicale pour l’époque : viser l’excellence technique et privilégier le savoir-faire en entreprise. Lutter contre le chômage des jeunes non pas avec des discours, mais avec une caméra à l’épaule et une suite Adobe maîtrisée. Le pari était risqué. Il a tenu.

Le socle qui rassure dans un océan d’écoles bidons.
Dans le climat actuel des écoles non autorisées, SUN TECH3 est l’exception qui rassure. C’est aujourd’hui le seul établissement privé au Sénégal à avoir fait valider trois BTS d’État par arrêté ministériel n°021907MFPAA/SG/DFPT-2018 : Infographie, Audiovisuel, Webmaster / Réseaux Sociaux. Mieux : c’est la seule structure agréée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et habilitée par l’ANAQ-Sup à délivrer la Licence en Audiovisuel et Graphisme en système LMD.
Un sésame qui permet à ses diplômés de poursuivre en Master au Sénégal ou à l’international, là où tant d’autres se retrouvent bloqués avec des diplômes non reconnus.
L’établissement, SARL dotée d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière sous agrément n°001624/METFP/DFP du 14 mars 2007, a une capacité de 944 apprenants par session. En 15 ans, plus de 7 800 techniciens de 32 nationalités y ont été formés, dont 628 bacheliers orientés par l’État. Une accréditation 3FPT pour le bon de formation et le guichet entreprise depuis 2017 vient compléter le dispositif.

Plus qu’une école, un laboratoire.
Mais le diplôme n’est que la partie visible. L’originalité de SUN TECH3 / Hollywood University est ailleurs : dans la pédagogie.
Ici, pas de cours magistraux interminables. Des plateaux. Des régies. Des studios de montage. Des ateliers. Les formateurs ont tous dix ans d’expérience minimum en entreprise. Les maquettes pédagogiques sont calées sur celles des écoles internationales. On apprend en faisant. Un étudiant en journalisme sort avec son JT monté. Un étudiant en graphisme avec son book. Et depuis deux ans, Cheikh Tidiane Cissé a pris un virage que personne n’a vu venir : l’IA dans le cinéma. Alors que beaucoup au Sénégal voient encore l’intelligence artificielle comme une menace, il en a fait un outil pédagogique. Écriture de scénario assistée, story-boarding génératif, post-production augmentée, doublage automatique.
Son credo : « On ne remplacera pas le réalisateur par l’IA, mais un réalisateur qui maîtrise l’IA remplacera celui qui ne la maîtrise pas. ». C’est ce qui donne à Hollywood University son nom.
Ce n’est pas une posture marketing. C’est une ambition : connecter Dakar à l’industrie mondiale du rêve, mais avec les câbles de la technologie.

La passion du promoteur Cheikh Tidiane Cissé en fait un promoteur d’école pas comme les autres. C’est un passionné de technologie qui parle de codecs comme d’autres parlent de football. Dans son bureau de Sacré-Cœur, entre deux serveurs, il explique que l’avenir du cinéma sénégalais ne passera pas par l’imitation de Nollywood, mais par la maîtrise de la technologie qui permet à un jeune de Grand-Yoff de produire un contenu de qualité internationale depuis sa chambre.
Son obsession : l’insertion. Et son mindset en situation est l’incubation de projets, mettant les étudiants en situation dynamique, soit en devenant salariés, soit en créant leurs propres structures. C’est pour cela que l’école a développé un accompagnement post-formation et un service à la communauté. L’objectif n’est pas de délivrer un parchemin, mais un métier.
Dans un secteur où beaucoup vendent du rêve sans débouchés, SUN TECH3 / Hollywood University vend une compétence rare et vérifiable. C’est peut-être ça, la définition la plus honnête d’une usine à rêves.
Jean Pierre Corréa

