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Auteur/autrice : Moustapha Diakhité
La COSYDEP vient de faire un état des lieux dans le domaine de l’éducation au Sénégal de l’an2 du régime du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. Dans son bilan qu’il vient de publier, la Coalition des Organisations en SYnergie pour la Défense de l’Education Publique dénombre 1,5 million d’enfants hors structures éducatives. « La résorption des abris provisoires dont le processus a été lancé en juillet 2025 marque toujours le pas, et l’école publique continue de subir des dysfonctionnements structurels permanents et injustes », indiquent Cheikh MBOW et compagnie. Ils alertent également sur le déficit d’enseignants dans plusieurs disciplines et la faiblesse…
Le Premier Ministre Ousmane Sonko connaît bien l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) d’où il est sorti diplômé en 2001. Aujourd’hui son ambition est de réformer l’ENA en profondeur pour permettre aux futurs managers publics d’avoir tous les pré-requis pour accomplir leur mission. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé, lors du conseil des ministres du mercredi 8 avril 2026, la mise en place d’un Comité de pilotage, placé sous la supervision du Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, intégrant les acteurs clés, pour conduire ladite réforme. Le projet réforme le l’ENA contribuera, « à la formation de ressources humaines, hautement qualifiées, susceptibles de…
Le Sénégal remporte le premier prix ActInSpace. C’est une première pour un pays africain. Les lauréats sont de jeunes élèves ingénieurs de l’école Dakar American University of Science et Technology (DAUST ́) de Mbour. Ils ont d’abord concouru au niveau national avant de représenter notre pays après un encadrement de l’Agence sénégalaise d’études spatiales. Le concours ActInSpace est organisé par l’Agence européenne spatiale et l’Agence spatiale française. Une vingtaine de pays ont participé à cette édition de la compétition qui s’est tenue à Bordeaux. Le directeur de l’Agence sénégalaise d’études spatiales s’est félicité de l’organisation du concours au niveau national.…
Les récents évènements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et marqués par le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba renseignent sur les vulnérabilités de notre système d’enseignement supérieur selon le chef de l’État. L’université sénégalaise, malgré sa grande résilience, doit être repensée de l’avis de Bassirou Diomaye Faye. Face aux fragilités du système d’enseignement supérieur du fait de la massification des effectifs d’étudiants, d’insuffisance du nombre d’enseignants-chercheurs et des infrastructures, le président de la République préconise des corrections pour un redressement de la situation. ll est impératif, à l’en croire, de procéder à une refondation de l’enseignement supérieur. C’est…
Dans son discours à la nation du vendredi 3 avril 2026, le président de la République a accordé une place importante à la fornation professionnelle. D’après Bassirou Diomaye Faye, l’un des grands défis du Sénégal est de former une jeunesse nourrie de discipline, d’excellence, d’amour de la patrie et profondément enracinée dans nos valeurs. C’est dans ce cadre que le chef de l’État a annoncé la prochaine mise en service des centres de formation de Thiempeng, Sébikotane et Ndouloumadji qui sont opérationnels. D’autres sont en cours d’achèvement à Touba, Diourbel et Linguère, a-t-il indiqué. Vingt-trois (23) centres départementaux supplémentaires sont…
Les autorités sénégalaises veulent offrir aux pensionnaires des Daaras les mêmes chances que ceux qui suivent l’enseignement général. C’est dans ce cadre que le gouvernement a lancé en 2013 un programme de modernisation des Daaras. Financé par la Banque islamique de développement, le projet vise la construction de 64 établissements coraniques à travers le pays. Un autre programme est aussi mis en œuvre par l’Etat du Sénégal pour venir en appui aux Daaras. Il s’agit du Projet d’Appui à la Promotion des Daaras et à l’Insertion des Talibés. Il vise à moderniser les écoles coraniques (daaras) et à intégrer les…
L’université sénégalaise traverse, depuis plusieurs années, des turbulences récurrentes. Les tensions entre étudiants, autorités académiques et pouvoirs publics surgissent périodiquement, compromettant le climat d’apprentissage, fragilisant l’image de nos institutions et hypothéquant l’avenir de milliers de jeunes. Des établissements emblématiques comme l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Université Gaston Berger ou encore l’Université Alioune Diop de Bambey ont, à différents moments, été le théâtre de crispations qui traduisent un malaise plus profond que les revendications ponctuelles. Mais au-delà des faits, une question essentielle s’impose : avons-nous collectivement fait notre introspection ? L’apaisement commence par une vérité simple : il n’y a…
Si l’Institut National d’Education et de Formation des Jeunes Aveugles était d’abord une initiative des personnes avec un handicap visuel, l’Etat a décidé il y a une quarantaine d’année de s’approprier le projet. C’est ainsi que l’institut fait partie aujourd’hui des établissements publics qui ont non seulement un volet éducatif mais qui contribue aussi à la formation professionnelle des déficients visuels. Néanmoins, plusieurs défis restent à relever comme la reproduction d’un tel modèle dans les autres départements. De même, l’école ne dispose pas encore de suffisamment de moyens pour accomplir sa mission. Il y a également le manque de débouchées…
Le secret de la réussite des non-voyants dans leurs études réside aussi dans le fait qu’il y ait des associations très engagées à leurs côtés. AAPIJAS qui regroupe les anciens pensionnaires de l’INEFJA qui sont en France agit comme une véritable passerelle pour leur permettre de poursuivre leurs études dans l’hexagone. Les élèves de l’INEFJA qui réussissent à percer se font un devoir d’aider les autres à en faire autant. C’est ainsi que ceux établis en France ont eu l’idée de créer l’Association des Anciens Pensionnaires de l’Institut des Jeunes Aveugles du Sénégal (AAPIJAS) en 2001 à Paris. L’objectif était…
Le débrayage et les grèves des syndicats d’enseignants dans la première quinzaine du mois de janvier 2026 ont déjà annoncé la couleur. Cette année aussi sera marquée par des remous dans le secteur éducatif alors que le bout du tunnel pour sortir de ce cercle vicieux semble s’éloigner de plus en plus. La signature d’un pacte de stabilité sociale n’a fait que retarder l’inéluctable. En effet, l’école sénégalaise est train de renouer avec ses vieux démons ; en cause, le respect des accords signés avec le gouvernement en 2022. Les syndicats reconnaissent que l’Etat a fait des efforts pour la satisfaction…
